Rapport

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Anne WUILLEUMIER, chargée de recherche à l'INHESJ

Pendant 4 ans, de janvier 2013 à novembre 2016, une équipe de chercheurs pluridisciplinaire de l’INHESJ et de l’UPEC s’est intéressée aux dispositifs construits par l’école autour des problématiques de sécurité, en lien avec les forces de police, en France et à l’étranger. Mais, s’il est relativement aisé d’identifier le développement depuis les années 1980/1990 de dispositifs coopératifs, parfois durables, leur sens est beaucoup plus incertain. Que signifie réellement la notion de « sécurité à l’école ?

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Australian-Afgan Army patrol April 2010 (source https://commons.wikimedia.org)

Avec le soutien de l’INHESJ, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) a publié en juin 2018 un rapport sur le trafic d’opiacés produits en Afghanistan.

Intégralement rédigé en langue anglaise, ce rapport s’intéresse spécifiquement, sur la période 2011-2015, aux routes dites « Nord » : l’un des trois principaux flux identifiés du transport illicite d’héroïne, de morphine et d’opium produits en Afghanistan en direction des pays consommateurs.

Par rapport aux routes Sud (via l’Afrique) et à celles des Balkans, ces routes Nord présentent en effet deux particularités remarquables.

Tout d’abord, elles reposent largement sur des infrastructures de transport transnationales : routes et voies ferrées. Ensuite, elles n’ont principalement qu’une principale destination : la Fédération de Russie ; dans une moindre mesure les pays d’Asie centrale, ainsi que certains pays européens.

Dans ce rapport, les auteurs se sont attachés à analyser aussi bien les lieux, les flux, les réseaux, les échanges et leurs impacts économiques, l’organisation et la logistique de ces trafics.

David Weinberger, sociologue spécialiste de ces thématiques au sein de l’Institut, a notamment participé aux travaux d’analyse et de rédaction.

Télécharger le rapport « Afghan opiate trafficking along the northern route » [ en langue anglaise ]

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Rapport de recherche pour la Mission de recherche Droit et Justice

Saisir les mécanismes de la radicalisation violente

Ce rapport de recherche pour la Mission de recherche Droit et justice  « Saisir les mécanismes de la radicalisation violente », sous la direction scientifique de Romain SEZE (INHESJ) et Xavier CRETTIEZ (CESDIP), porte sur les phénomènes de radicalisation cognitive et comportementale qui touchent des acteurs islamistes partisans du djihadisme armé.

Afin de mieux saisir la singularité de ce phénomène, on s’intéressera également – à la marge – à d’autres types de violences politiques pratiquées par des acteurs non islamistes, ici les groupes nationalistes corse et basque.


Cette recherche propose donc une analyse des processus de radicalisation sur la base d’entretiens auprès d’acteurs militants radicaux.

Sous la direction scientifique de :

Romain SÈZE,
Chercheur à l’INHESJ, rattaché au GSRL (EPHE-CNRS)
> Demander une interview : communication@inhesj.fr

Xavier CRETTIEZ,
Professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye/UVSQ, rattaché au CESDIP.

Chercheurs :

Bilel AININE,
Chercheur à la MIVILUDES, rattaché au CESDIP.

Thomas LINDEMANN,
Professeur de science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye/UVSQ et à Polytechnique, rattaché au LINX.

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Nacer Lalam et David Weinberger, chercheurs à l'INHESJ

Nacer Lalam est chef du département « Études et recherches » de l’INHESJ et David Weinberger chercheur au sein de ce même département. Accompagnés de Christian Ben Lakhdar (maître de conférences en économie à l’Université Lille 2), ils ont contribué aux travaux sur « l’argent de la drogue en France », financés par la Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues et les Conduites Addictives (MILDECA) dans le cadre du plan gouvernemental 2013-2017. Ce rapport est à l’origine de la prise en compte par l’Insee de l’argent de la drogue dans le calcul du PIB.

En quoi ont consisté vos travaux sur l’argent de la drogue ?

Nacer Lalam et David Weinberger : Nous avons conduit notre étude en deux temps. D’abord nous avons estimé le chiffre d’affaires global que représente le trafic de drogues en France. Pour cela nous avons exploité de grandes enquêtes déclaratives, notamment le baromètre santé de Santé publique France et l’enquête ESCAPAD (« Enquête sur la Santé et les Consommations lors de l'Appel de Préparation À la Défense ») de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui nous ont permis d’estimer des volumes et des montants. Puis nous avons reconstitué le business model d’un trafiquant de drogue en répertoriant l’ensemble des coûts pour évaluer les bénéfices, ce qui est tout à fait novateur.

Quel intérêt présente la prise en compte de l’argent de la drogue dans le calcul du PIB ?

NL et DW : Cela permet de mettre des chiffres, fondés sur un modèle de calcul, derrière une réalité qui se dérobe à l’observation et donc difficile à évaluer. C’est aussi un moyen pour les autorités qui luttent contre le trafic de drogues et le blanchiment de mieux appréhender la question du trafic et de son financement.

Suite à la demande d’Eurostat, l’institut statistique de la Commission européenne, l’Insee a intégré l’argent de la drogue dans le calcul du PIB. Comment avez-vous travaillé avec l’Insee ?

NL et DW : Il y a eu un véritable transfert de compétences, dans un souci de cohérence des agrégats économiques. Nous avons participé à différents groupes de travail à l’Insee, de manière à les accompagner dans l’intégration de nos méthodes de calculs à leur modèle.