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Les interlocuteurs des victimes de viol

Fil d'Ariane

La Note n° 11
Les interlocuteurs des victimes de viol
01 février 2017

D’après les enquêtes « Cadre de vie et sécurité » (CVS) 2008-2015, près d’une personne sur cinq s’étant déclarée victime de viol se déplace à la police ou à la gendarmerie à la suite de cette atteinte (19 %) : 13 % déposent plainte et 4 % font une main-courante. 2% des victimes se déplacent sans pour autant déposer de plainte ou de main-courante.

Dans 29 % des cas, les victimes consultent un psychologue ou un psychiatre à la suite de leur agression. 15 % des personnes victimes prennent contact avec une association ou un centre d’appel d’aide aux victimes. A noter que près de deux tiers des victimes en parlent à leurs proches (63 %).

Les victimes qui se déplacent à la police ou à la gendarmerie ont davantage tendance à se confier également à une personne tierce. Les deux tiers des victimes qui se sont déplacées à la police ont aussi consulté un médecin contre 11 % dans le cas contraire.

Enfin, près d’une victime de viol sur cinq n’a jamais parlé de son agression (19 %). Cette proportion est d’autant plus importante pour les victimes de viols intra-ménages : environ un tiers des personnes ayant subi un viol par un individu vivant avec elles n’en ont parlé à personne. 

Mots-clés : Perceptions et observations par la population Opinions police justice Violences aux personnes Violences sexuelles
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Camille Vanier En savoir plus

Camille Vanier

Fonction Chargée d’études
Discipline Criminologie