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Des violences plus souvent reportées, plus souvent réprimées

Fil d'Ariane

Flash’Crim n° 3
Des violences plus souvent reportées, plus souvent réprimées
10 décembre 2015

En 2012, 4 637 condamnations assorties d’une peine d’emprisonnement ferme ont été prononcées en France pour des violences volontaires sans incapacité totale de travail (ITT) avec une unique circonstance aggravante. En 2000, ce nombre ne dépassait pas 720.

Cette augmentation s’inscrit dans la continuité de celles des autres statistiques de la police et de la Justice en matière de violences hors vol. Selon l’ONDRP, elle n’a pas comme origine principale une hausse du nombre de victimes.

Elle serait plutôt le fruit d’une évolution sociétale du report des violences et de leurs traitements judiciaires. Certains comportements violents, tels que les violences faites par le conjoint ou l’ex conjoint, seraient désormais bien plus souvent portés devant les tribunaux correctionnels et bien plus sévèrement réprimés qu’auparavant, sans être nécessairement plus nombreux. 

Mots-clés : Violences aux personnes