Une majorité de la population estime qu’on ne parle pas assez des violences intrafamiliales

Une majorité de la population estime qu’on ne parle pas assez des violences intrafamiliales

La Note de l'ONDRP Nº 37

Date de publication

La partie auto-administrée de l’enquête Cadre de vie et Sécurité a permis de mettre en exergue le fait, qu’entre 2012 et 2018, près d’un tiers de la population interrogée estime que les violences commises au sein des familles sont un sujet qui n’est pas assez abordé et la moitié de la population n’en a pas entendu parler récemment au moment de l’enquête.


On note également que l’âge, le sexe et le niveau de diplôme influent sur l’opinion de la population à propos de la place qu’occupe ce sujet dans le débat public. En effet, les plus jeunes, les femmes et les personnes plus diplômées estiment plus souvent que cette problématique n’est pas assez traitée. De même, 3/4 des victimes de violences intra-ménages pensent que l’on n’en parle pas suffisamment.  


Par ailleurs, l’année 2018 est marquée par une forte hausse du nombre d’individus ayant récemment entendu parler de violences intrafamiliales (augmentation très significative de 11 % entre 2017 et 2018), le débat ayant été certainement plus visible du fait des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, qui ont suivi l’affaire Weinstein. Pourtant cela ne semble pas avoir été suffisant puisque le nombre de personnes qui pensent que l’on n’en parle pas suffisamment n’a pas augmenté de manière significative sur la même période.