Clôture des sessions nationales : restitution des rapports annuels

Formation

Les trois sessions nationales de l'INHESJ se sont achevées la semaine du 11 juin par la traditionnelle présentation des rapports collectifs (ou GDS pour « groupes de diagnostic et de stratégie »). Ils ont une nouvelle fois traité de sujets particulièrement en prise avec l’actualité : gestion démocratique des foules, radicalisation des mouvements animalistes, résilience de la société face à la gestion des risques et des crises, etc. Certains travaux seront prochainement publiés sur ce site.

Session nationale « Sécurité et Justice »

« Surveillance électronique des personnes placées sous-main de justice : les enjeux de sécurité intérieure »

Le placement sous surveillance électronique (PSE) est un dispositif méconnu que ce travail met en perspective sous l’angle de la prévention de la récidive. Souvent confondu avec un outil de sécurité intérieure, le PSE est avant tout un aménagement de peine qui deviendra demain une sanction à part entière.

« Campements et bidonvilles : quelle gestion pour les pouvoirs publics locaux ? »

Partant des constats locaux à la fois en métropole et en Outre-mer, ce rapport met en évidence les réponses apportées par les collectivités territoriales et établit des préconisations à l’échelon national et européen.

« La gestion démocratique des foules : quelles évolutions doctrinales ? Quelle communication ? Quels équipements ? »

Dans le cadre de la montée des radicalismes et des violences envers les forces de l’ordre, ce travail revient sur les modes d’actions et les moyens techniques pour faire concilier le droit de manifester et les impératifs de sécurité publique.

« Narco-banditisme et Islam radical dans les quartiers sensibles : quels liens ? »

A travers une analyse détaillée du narco-banditisme et de l’Islam radical dans les banlieues et dans les centres de détention, il est proposé une identification des germes ou des obstacles à un phénomène d’hybridation entre ces deux univers.

« L’évolution des modes de management dans les fonctions de sécurité et de justice : quels indicateurs de performance adaptés ? »

De la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) au programme d’action publique (PAP 2022) en passant par la révision générale des politiques publiques (RGPP), ce rapport revient sur une vingtaine d’années de réformes structurelles au sein des ministères de l’Intérieur et de la Justice.

« La dématérialisation de la procédure pénale : perspectives et limites »

Ce sujet présente les enjeux actuels de la dématérialisation de la procédure pénale avec une mise en perspective des attentes des différents acteurs du monde judiciaire.

« La prise en charge des femmes radicalisées : une problématique émergente ? »

Ce travail s’intéresse aux spécificités de la radicalisation féminine et à la grande diversité des parcours de ces femmes. Les pouvoirs publics tentent d’apporter des réponses à la fois sur le plan judiciaire, administratif et social.

« L’identité numérique : quelles perspectives, quels risques, comment prévenir les usurpations par une meilleure sécurisation des dispositifs d’identification et comment prendre en compte les victimes d’usurpation ? »

L’identité numérique est un enjeu majeur à la fois pour les citoyens victimes d’usurpation d’identité et pour l’État qui souhaite en faire un levier de la transformation numérique. La question de la confiance de l’acteur social est au centre de la réussite de cette nouvelle identité.

« Le rôle des entreprises privées dans la création des dispositifs de sécurité au service des pouvoirs publics (drones, armes, outils de surveillance et de renseignement) »

L’État n’est plus le seul acteur de la sécurité. On observe depuis plusieurs années un mouvement d’externalisation de la mission de sécurité vers les acteurs privés dont les prérogatives tendent à augmenter toujours plus.

« Comment concilier diffusion des données publiques et sécurité ? »

A l’heure de « l’open data », ce dossier propose une cartographie des risques pour les individus, les entreprises et l’État. Le rapport présente une stratégie globale pour mieux gérer la diffusion des données publiques.


Session nationale « Protection des entreprises et intelligence économique »

« Radicalisation des mouvements animalistes : enjeux et perspectives pour les intérêts économiques français »

La multiplication d’actions directes sur le territoire français de la part de défenseurs de la cause animale, ainsi que leur forte médiatisation, ont un impact sur les activités économiques des producteurs et transformateurs de produits d’origine animale. Ce travail propose une étude en réponse aux enjeux soulevés par cette radicalisation des mouvements animalistes en France.

« Entreprises stratégiques : quelle politique publique d’intelligence économique territoriale pour la nouvelle région Bourgogne-Franche-Comté dans le secteur de la santé ? »

Ce travail cartographie l’écosystème et analyse les enjeux à venir de la filière santé, en mettant plus particulièrement en exergue l’évolution de la concurrence et le positionnement des acteurs français. Il préconise des actions à conduire en matière d’intelligence économique afin de renforcer la compétitivité de la filière et d’orienter la politique régionale de l’État.

« Les investissements chinois dans la filière viticole : risque ou opportunité pour les intérêts économiques français ? »

Plus de 150 propriétés viticoles ont été acquises par des investisseurs chinois depuis 2008. D’aucuns, à commencer par les principaux acteurs de la filière bordelaise, s’en réjouissent. L’intérêt économique paraît assez évident. Mais d’autres regrettent qu’autant d’éléments du patrimoine et du territoire français soient désormais dans des mains étrangères.

« Quelle stratégie de protection et de développement économique pour la robotique industrielle française ? »

Le secteur français de la robotique industrielle est caractérisé par une contradiction fondamentale : alors que notre pays a développé des compétences universitaires et des capacités de recherche de tout premier ordre (4e place mondiale), il ne se place qu’au 13e rang mondial en termes de production de machines robotiques, loin derrière l’Allemagne ou l’Italie. Par ailleurs, pour des raisons structurelles, mais également sociologiques, nos entreprises restent largement sous-équipées en robots industriels. Or le marché de la robotique est estimé à 20 milliards d’euros en 2020. Il est donc fondamental que l’industrie française devienne un acteur de premier plan dans ce secteur d’activité.


Session nationale « Management stratégique de la crise »

« L’intégration des enjeux juridiques dans le management des risques et la gestion de crise »

Le monde contemporain doit faire face à des crises de plus en plus nombreuses, globales, aux effets souvent dévastateurs. Qu’elles soient liées à des phénomènes naturels, ou directement le fait d’activités humaines, la gravité et la fréquence de ces crises exigent de les prévoir, de les comprendre, de les affronter, et de mettre en œuvre des dispositifs complexes de management des risques et de réponse à leur réalisation.

« Gestion des risques et des crises : comment renforcer la résilience de la société ? »

Ce travail s’articule autour de trois axes : l’historique de la notion de résilience et l’état des lieux français ; les potentialités et limites institutionnelles, individuelles et collectives françaises ; enfin, les préconisations du groupe pour refaire du citoyen un acteur actif de la résilience de notre pays.

« L’influence des médias et de l’opinion publique sur la prise de décision en situation de crise »

Quelle que soit la crise, la personne responsable de sa gestion se doit de prendre des décisions multiples, dans des délais contraints, sous diverses pressions extérieures : elle se retrouve placée sous influences. Certaines décisions peuvent ainsi être influencées par l’opinion publique, de manière positive ou négative ; d’autres résultent d’une interaction avec les médias, toujours présents dans la sphère du décideur en situation de crise.

 

Le contenu de ces travaux appartient aux seuls auditeurs qui les ont rédigés et soutenus.