Projet APRIL : terrain aux Antilles

Dans le cadre du projet APRIL, deux chercheuses de l'Institut, Élie Chevillot-Miot et Cheila Duarte-Colardelle, sont actuellement en déplacement pour interroger les acteurs confrontés à la récente crise cyclonique (Irma, José et Maria) aux Antilles.

Première étape de ce projet de recherche-action, ce terrain permettra de collecter en Martinique, en Guadeloupe, à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, des éléments concrets sur la prise de décision et les méthodes de gestion de crise, auprès d'un panel large et diversifié d'acteurs locaux concernés : collectivités territoriales, préfectures, douanes, agences régionales de santé, palais de justice, services portuaires et maritimes, de police et de gendarmerie, d'éducation nationale, ainsi que des entreprises : opérateurs de réseaux électriques et de communication.

Le projet APRIL : comprendre et améliorer la prise de décisions face aux crises majeures

Le projet de recherche APRIL vise à mieux comprendre comment sont prises les décisions dans des situations de crise multiples, complexes et hors normes, en s'appuyant notamment sur l'exemple de la récente crise cyclonique aux Antilles. Un accent particulier sera porté sur l’anticipation et la prise de décision sous incertitudes liées aux prévisions météorologiques et aux dimensions socio-économiques du territoire (réseaux vitaux, contexte assuranciel, juridique, tissu économique, précarité des populations, insularité, etc.). Tous les échelons du dispositif ORSEC seront considérés depuis la commune jusqu’à au niveau interministériel.

Coordonné par l'INHESJ, en partenariat avec le Bureau de recherches géologiques et minières, l'École française de l'heuristique et le laboratoire "Techniques, territoires et sociétés", ce projet de recherche-action est intégralement financé par l'Agence nationale de la recherche.