Projets de recherche

Projets en cours

Retrouvez ici les études et projets en cours menés par les chercheurs et les chercheuses de l’INHESJ.

  • PROVIDE. Désescalade de la violence et gestion des foules protestataires : quelles articulations en France et en Europe aujourd’hui ?

    Dans un contexte de transformation des pratiques protestataires et de mise à l’épreuve des dispositifs de maintien de l’ordre, ce projet a pour objet l’étude comparée des pratiques et problématiques de policing des foules protestataires en France et en Europe.

    En combinant enquête sociologique (en France et dans trois pays du nord de l’Europe) et réflexion collective, via l’organisation d’un séminaire fermé auquel participent des chercheurs et des praticiens de l’ordre public, ce programme comprendra une étude de la formation des policiers à la gestion des foules protestataires en Angleterre, Irlande du Nord et Allemagne ; un travail d’enquête auprès des services français (entretiens, analyse documentaire, suivi d’expérimentations) ; et une mise en perspective des pratiques françaises et européennes.

    La recherche repose sur un partenariat scientifique de l’INHESJ avec quatre entités : Le Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), le Centre Marc Bloch à Berlin, l’Université de Lausanne (IEPHI) et le ministère de l’Intérieur. Elle est financée par le Défenseur des droits.

  • Radicalisation djihadiste des femmes en France. Logiques d’engagement pour le front al-Nosra (al-Qaïda) et l’État islamique

    Cette étude a pour objet les logiques d’engagements des femmes impliquées dans les filières syro-irakiennes ou qui manifestent une sympathie pour les causes djihadistes.

    L’enjeu du projet est de saisir, à partir d’une enquête menée auprès de femmes condamnées pour des faits liés à l’islam radical, les logiques de leur implication.

    Le projet est mené en partenariat avec le Tribunal de grande instance de Paris.

  • APRIL. Optimiser l'anticipation et la prise de décision en situation de crise extrême pour maintenir la résilience de la société.

    Coordonné par l'INHESJ, ce projet de recherche-action réalisé en partenariat avec le BRGM, le LATTS et l'EFH a pour objet l’anticipation et la prise de décision en situation de crises extrêmes. À travers une analyse des catastrophes climatiques, comme les ouragans Irma, José, Maria, il s'agira de mettre au point des outils et méthodes concrets visant à améliorer la réaction des services publics et des opérateurs privés concernés.

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  • Transporteurs de cocaïne depuis la Guyane

    • Thématique : criminalité organisée et économie souterraine
    • Période : 2019
    • Financement : INHESJ

    Cette étude en partenariat avec l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) et la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) s'intéresse au trafic de cocaïne, notamment entre les aéroports Félix Eboué à Cayenne et Orly à Paris.

  • NARCOTER

    Ce projet vise à élaborer une analyse exploratoire des stratégies de financement des groupes terroristes, en se focalisant notamment sur le trafic illicite de stupéfiants.

    Par son approche pluridisciplinaire, cette recherche propose une connaissance actualisée et une catégorisation utile à l’action publique pour mieux appréhender les modalités de financement des organisations terroristes et construire une réflexion sur l’hybridation des groupes, entre criminalité de droit commun et terrorisme.

Projets terminés

Retrouvez dans cette section les projets de recherche aboutis : objectifs, méthodes, financements, partenaires, publications.

  • VIORAMIL. Violences et radicalités militantes en France

    Ce projet entendait explorer les violences et radicalisations militantes en France des années 1980 à nos jours, au moyen d’une méthodologie pluridisciplinaire innovante combinant les regards d’historiens, de politistes, de sociologues, de juristes et de spécialistes de l’information et de la communication.

    Considérant les attentats islamistes ayant frappé la France en janvier 2015 et les mesures gouvernementales qui ont été prises en réaction, ce projet s’est intéressé plus particulièrement à une forme extrême de radicalité militante violente : le djihadisme.

    Il s’agissait de questionner, d’une part, les modalités de l’endoctrinement radical, de la mobilisation clandestine et du basculement dans la violence, et d’autre part les politiques de « déradicalisation », à la lumière d’expériences menées dans d’autres pays, à d’autres époques, et sur d’autres formes de radicalités militantes.

    Financée par l’Agence nationale de la recherche à hauteur de 301 966 euros, l’étude a été coordonnée par le Centre de recherche universitaire lorrain d’histoire (CRULH) (université de Lorraine), en partenariat avec le Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) (université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines), le Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP) (université Paris 1), et le Centre de recherche sur les médiations (CREM) (universitaire de Lorraine).

    Les travaux ont été menés entre janvier 2016 et juin 2019.

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  • ACESS. Améliorer les capacités évaluatives des services de sécurité

    • Thématique : relations polices-populations
    • Période : 2017 - 2018
    • Financement : Fonds d’investissement en études stratégiques et prospectives du ministère de l'Intérieur

    Ce projet de 6 mois porté par Thierry Delpeuch (UMR PACTE), Anne Wuilleumier (INHESJ) et Anaïck Purenne (ENTPE Lyon) a été conclu en 2018.

    L’objectif était de mettre au point un support méthodologique à destination des acteurs de terrain pour évaluer les dispositifs de sécurité que ceux-ci mettent en œuvre.

    Dans de nombreux pays, en effet, « l’évaluation » est une composante importante de l’action policière et des politiques de sécurité. C’est rarement le cas en France, où beaucoup de progrès restent à faire. Si des efforts ont été accomplis à la fin des années 1990 et au début des années 2000, la mobilisation est vite retombée. Aujourd’hui s’impose le constat d’un manque de savoir-faire stabilisé, ainsi qu’un déficit de capitalisation et de prise en compte des expériences acquises.

    Le but de ce projet était de combler cette lacune au moyen d’un support pédagogique visant notamment à aider les services de police et de gendarmerie à évaluer l’impact de leurs activités en termes de relations police-population.

    Les deux composantes majeures du projet étaient :

    • la réalisation d’un atelier de recherche destiné à collecter le savoir-faire méthodologique d’experts et de professionnels choisis pour leur expérience en matière de mise en œuvre de pratiques et d’outils évaluatifs sur le terrain ;
    • sur la base des savoirs collectés durant cet atelier a été élaboré un « guide pratique d’évaluation » destiné aux professionnels, sorte de « boîte à outils » dont les responsables peuvent s’inspirer pour développer une démarche d’évaluation « à la carte », en fonction des objectifs de connaissance qui sont les leurs, de l’échelle à laquelle s’opère l’évaluation (nationale ou locale), des types de dispositifs soumis à évaluation et des ressources disponibles dans le contexte où la démarche est entreprise.
  • Engagements violents. Saisir les mécanismes de la radicalisation violente : pour une analyse processuelle et biographique des engagements violents

    • Thématique : terrorisme et radicalisation
    • Période : décembre 2015 – avril 2017
    • Financement : ministère de la Justice

    Ce projet a permis d’améliorer notre compréhension des processus de radicalisation violente, à partir d’entretiens approfondis avec des détenus condamnés pour des violences liées aux militantismes nationalistes ou régionalistes (basques, corses) et djihadistes, à partir d’une liste de personnes détenues transmise par la direction des affaires criminelles et des grâces, la direction de l’administration pénitentiaire et les directions des services pénitentiaires.

    Il s’est agi de repérer chez les personnes interrogées les cadres de socialisation les plus pertinents, les influences cognitives, l’effet des cadres d’injustice ressentis, la force d’encadrement des organisations, les ruptures biographiques productrices de remise en question, la présence – ou pas – de personnes ressources à l’origine de la radicalisation, le rapport intime de chacun à la violence, l’acculturation à la violence via des pratiques sportives ou ludiques particulières, etc.

    L’ambition théorique était de constater l’existence – ou non – d’un « modèle type » de processus de radicalisation, qui reposerait sur certaines variables présentes lors des différents parcours de vie.

    Cette recherche a été menée en partenariat avec le Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) (université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) et le ministère de la Justice.

    Le projet a abouti à la rédaction d’un rapport de synthèse de 152 pages qui permet de confirmer ou au contraire d’infirmer certaines hypothèses, de mettre en lumière des mécanismes avérés, et au final d’affiner notre connaissance des processus d’engagement violent.

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  • Prévenir l’islam radical - l’élaboration d’un nouveau paradigme sécuritaire

    • Thématique : terrorisme et radicalisation
    • Période : juillet 2015 – avril 2017
    • Financement : INHESJ

    Ce projet de recherche avait pour ambition de questionner les initiatives françaises en matière de prévention de la radicalisation et de « déradicalisation ».

    En effet, l’État français a traditionnellement privilégié une approche répressive dans sa lutte contre le terrorisme. Depuis 2015, néanmoins, la « radicalisation » a peu à peu été érigée en problème public, tandis qu’un faisceau d’actions était nouvellement expérimenté sur les terrains de la prévention et de la « déradicalisation ». Il s’agissait prendre la mesure de cet infléchissement stratégique en examinant l’élaboration, le fonctionnement et les incidences de ces nouvelles politiques publiques.

    Ce travail s’est appuyé sur des sources variées : déclarations des décideurs politiques, documents officiels (circulaires, communiqués, rapports, plans d’action) ; littérature "grise" émanant de différents services ; une série de cinquante-neuf entretiens menés auprès d’acteurs impliqués dans la prévention de la radicalisation. Les données recueillies ont permis d’alimenter un état des lieux, mis en perspective par une approche constructiviste de l’action publique. Celui-ci a donné lieu à diverses communications : formations professionnelles ; communications académiques (conférences, colloques). Elle a également fait l’objet d’un ouvrage de Romain Sèze et de plusieurs articles scientifiques.

  • CANNALEX. Analyse comparée de modèles de politiques publiques de lutte contre le cannabis

    Suite à certaines évolutions des politiques de règlementation du cannabis dans le monde (États-Unis, Uruguay), ce projet visait à dresser une analyse comparée des conséquences de ces évolutions sur les marchés nationaux et internationaux : évolution de la consommation, de la criminalité, mutation de l’action publique.

    Réalisée en partenariat avec l’Observatoire français des drogues et de la toxicomanie (OFDT), cette étude apporte des éléments de réponse sur ces questions en combinant deux démarches complémentaires : une recherche documentaire et analyse des sources officielles dans tous les domaines concernés par les réformes (santé publique, criminalité, économie…) et une enquête de terrain auprès des acteurs clés dans ces territoires (représentants des pouvoirs publics, autorités de régulation et personnalités de la société civile).

    Elle a donné lieu à un rapport de synthèse de 76 pages disponible sur le site de l’OFDT.

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  • La contrefaçon de billets de banque en Euros sur le territoire français : acteurs et organisations

    Cette étude s’est intéressée aux acteurs de la fausse monnaie et à leurs modes opératoires, ainsi qu’aux modalités de réponse publique dans ce domaine. Elle visait également à inscrire ce phénomène méconnu et particulièrement dommageable à l’économie des pays dans un contexte européen.

    Conduite en partenariat avec l’Office central pour la répression du faux-monnayage (OCRFM), l’INHESJ et les autorités belges en charge de ces questions, ce projet a été financé par l’Office européen de lutte antifraude de la Commission Européenne (OLAF).

  • Argent de la drogue

    • Thématique : criminalité organisée et économie souterraine
    • Période : 2013 - 2017
    • Financement : plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives

    Cette étude avait pour objet l’évaluation de l’argent de la drogue en France : il s’agissait de parvenir à une estimation des chiffres d’affaire et des bénéfices générés par la vente de drogues illicites.

    En partenariat avec l’économiste Christian Ben Lakhdar, de l’Université Lille II, les chercheurs se sont attachés à analyser les filières du cannabis, de la cocaïne et de l’héroïne en France, depuis les principaux pays producteurs ou de transit.

    Les éléments issus de ce travail ont permis d’améliorer notre connaissance de la structuration de l’offre des marchés des drogues, d’évaluer le potentiel de blanchiment et d’offrir une présentation patrimoniale de l’activité souterraine des trafics de stupéfiants.

    Ces travaux ont été financés dans le cadre du plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017.

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  • IPOGEES. Interventions des policiers et des gendarmes en matière de sécurisation des établissements scolaires

    Réalisé entre 2013 et 2016, ce projet de recherche avait pour objet l’évaluation qualitative des programmes de sécurisation des établissements scolaires impliquant les policiers et les gendarmes. Financée par l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre du programme thématique « concepts, systèmes et outils pour la décurité globale », l’étude a été réalisée en partenariat avec l’université Paris-Est Créteil (UPEC).

    La démarche adoptée a consisté à approcher ce partenariat police/école en le considérant comme une boîte noire méritant d’être ouverte, à partir de dispositifs coopératifs précisément identifiables. Le travail d’observation sur le terrain a été conduit entre 2013 et 2015.

    Trois axes de travail, significatifs de logiques d’action successivement investies par ce partenariat, ont été retenus :

    • la sensibilisation des élèves sur le plan des normes sociojuridiques, emblématique des choix effectués dans les années 1990 ;
    • les échanges des policiers référents sureté avec les chefs d’établissement autour de la sécurité bâtimentaire, emblématique du répertoire d’action des années 2000 ;
    • la constitution des « équipes mobiles académiques de sécurité » (EMAS), mode de coopération intégré imaginé en France dans les années 2010.

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  • FINOCA. Financing organized crime activities

    • Thématique : criminalité organisée et économie souterraine
    • Période : 2012 - 2015
    • Financement : Union Européenne

    Ce projet visait à identifier les ressources financières légales ou illégales dont disposent les criminels pour conduire leurs activités (contrefaçon, traite des êtres humains, fausse monnaie, fraude aux cartes de crédit, trafic de véhicules volés,…).

    Il a permis de dresser un inventaire des bonnes pratiques de lutte contre ces activités, à destination des enquêteurs des 28 États membres de l’Union européenne.

    Financé par l’Union Européenne, ce programme a été conduit entre 2012 et 2015, en partenariat avec le Center for the Study of Democracy (Bulgarie), Transcrime (Italie), l’Université de Trente (Italie), l’Université de Teeside (UK), la police nationale de Lettonie.

  • Étude sur la formation des policiers et des gendarmes français en matière de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Enjeux sémantiques et techniques pédagogiques en contexte républicain

    • Thématique : relations polices-populations
    • Période : 2012 - 2014

    Ce projet avait pour objet l’identification des modules de formation mis en place en école de police et de gendarmerie, en formation initiale ou continue, en matière de sensibilisation des personnels à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme : comment l’institution parvient-elle à se saisir de cette problématique considérée comme difficile ? Quels sont les défis pédagogiques qu’elle identifie ? Quelles sont en définitive les stratégies privilégiées ?

    Conduite entre 2012 et 2014, cette étude a permis d’établir un état des lieux des formations et plus largement de la façon dont s’est construite jusqu’à présent la réflexion administrative sur la bonne manière de sensibiliser les agents publics à cet enjeu de politique publique.

    Elle s’est appuyée sur des entretiens avec les directions centrales chargées de leur conception, avec les formateurs chargés de leur mise en œuvre auprès des publics d’élèves et de stagiaires, et sur des observations en écoles de séquences pédagogiques.

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  • Étude sur le trafic de stupéfiants à partir des plateformes aériennes non surveillées ou de circonstance

    • Thématique : criminalité organisée et économie souterraine
    • Période : 2011 - 2012

    Cette étude confiée à l’INHESJ par la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) et la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA) portait sur le trafic de stupéfiants « par la voie aérienne générale » (c’est-à-dire hors aviation commerciale et hors fret).

    Menée entre 2011 et 2012, cette étude a permis de dresser un état des lieux sur cette thématique, en s’appuyant sur des exemples nationaux et internationaux (Europe, Etats-Unis, Colombie, Venezuela, Sénégal). Elle a contribué à une meilleure évaluation du phénomène et favorisé la diffusion des bonnes pratiques identifiées à l’étranger.

    Un colloque international a conclu cette étude.

    Une note de synthèse en reprend les principales conclusions.

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    Version espagnole